La boutique de l’Institut Gustave Courbet fait peau neuve !

Une nouvelle présentation vous attend à la boutique de l’Institut Gustave Courbet à Ornans !

Venez découvrir ou redécouvrir nos cartes postales, nos catalogues d’exposition, les Cahiers de l’Institut Gustave Courbet ainsi que nos affiches, remises en valeur pour l’occasion.

« Gustave Courbet, une nature engagée », le catalogue

À l’occasion de l’exposition « Gustave Courbet. Une nature engagée », présentée au musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d’Alençon jusqu’au 3 janvier 2027, un catalogue est édité. Richement illustré, il invite à prolonger la découverte de l’œuvre de Gustave Courbet.

Réunissant des contributions de spécialistes et reproduisant l’ensemble des œuvres présentées dans l’exposition, il explore la place essentielle qu’occupe la nature dans l’œuvre de Courbet : une nature profondément ancrée dans son territoire natal, source inépuisable d’inspiration, mais aussi intimement liée à sa vision du monde et à ses engagements.

Un ouvrage de référence qui permet de garder une trace durable de l’exposition et d’approfondir la connaissance de l’artiste et de son œuvre.

Exposition organisée par la Communauté urbaine d’Alençon, en partenariat avec l’Institut Gustave Courbet d’Ornans, et présentée au musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d’Alençon du 7 juillet 2026 au 3 janvier 2027.

Commissariat
Carine Joly, conservateur de l’Institut Gustave Courbet
Johanna Mauboussin, conservateur du musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d’Alençon

Editions Cahiers du temps
120 pages – 24 × 21 cm – couverture à rabats

20 euros
EAN : 9782355071669

Cet ouvrage est en vente à l’Institut Gustave Courbet pendant ses permanences d’ouverture au public, le lundi et le jeudi après-midi. Il peut vous être également envoyé par la Poste dès réception d’un chèque de 31,20 € (y compris frais de port et d’emballage) ou peut être commandé via notre boutique en ligne avec paiement par carte bancaire.

La boutique en ligne de l'Institut Gustave Courbet - Institut Gustave Courbet

Gustave Courbet, une nature engagée au Musée des beaux-arts et de la dentelle à Alençon


L’exposition Gustave Courbet, une nature engagée présentée du 7 juillet 2026 au 3 janvier 2027 au musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d’Alençon, en collaboration avec l’Institut Gustave Courbet, est la première exposition d’envergure consacrée à l’artiste dans le département de l’Orne.


Né à Ornans en 1819, Gustave Courbet est une figure centrale de la peinture du XIXe siècle et considéré comme le fondateur du Réalisme. Ce courant, apparu dans les années 1850, entend rompre avec l’idéalisme de la peinture néoclassique et l’imaginaire du Romantisme pour représenter le réel dans toute sa vérité, sans embellissement ni hiérarchie de sujets.

Auteur de tableaux emblématiques tels qu’Un Enterrement à Ornans (1849-50 - Musée d’Orsay, Paris), Les Baigneuses (1853 - Musée Fabre, Montpellier) ou encore le très anticlérical Retour de la conférence (1863 - œuvre aujourd’hui disparue), Gustave Courbet s’impose comme un artiste libre, provocateur et novateur, dont la peinture interroge autant qu’elle dérange.
Grand peintre de paysages, Courbet consacra près des deux tiers de sa production à la représentation du monde naturel. Il fit surtout de la vallée de la Loue, en Franche-Comté, l’un de ses motifs les plus emblématiques. La source de la Loue, peinte à de nombreuses reprises, incarne pour lui la force originelle du paysage, un lieu de mystère et de puissance. À travers les cascades, les sous-bois, les gouffres et les eaux tourbillonnantes de sa région natale, Courbet donna à voir une nature à la fois réaliste et habitée qu’il revendiqua comme une part de lui-même.

Homme de convictions attaché aux valeurs de la République, Gustave Courbet, animé par l’amour de la liberté et l’esprit de fraternité entre les peuples, prit part aux évènements de la Commune de Paris après la défaite de la France face à la Prusse en 1870. Accusé de la destruction de la colonne Vendôme alors qu’il n’avait préconisé que son « déboulonnement », considérant que cette pièce de piètre qualité esthétique était le symbole de la guerre et du martyr des peuples, Gustave Courbet fut arrêté le 7 juin 1871, puis condamné à six mois d’emprisonnement et incarcéré dès septembre à la prison parisienne Sainte-Pélagie. Après cette première peine, il fut de nouveau jugé en 1873 et condamné à payer une amende pour financer la reconstruction de la colonne Vendôme. Ne pouvant s’acquitter de cette dette, il risquait à nouveau d’être emprisonné. L’horizon judiciaire très sombre qui pesait sur lui en juin 1873 le contraignit à l’exil. Il s’établit en Suisse à La Tour-de-Peilz où il s’éteignit le 31 décembre 1877, à l’aube de rembourser la première traite de la reconstruction de la colonne Vendôme.

L’exposition Gustave Courbet. Une nature engagée n’est pas une rétrospective. Elle propose un regard actuel sur l’œuvre de Gustave Courbet. Elle ambitionne de mettre en lumière l’engagement artistique du peintre à
travers ses paysages et de revenir sur son engagement politique et humaniste. L’engagement est la nature profonde de cet artiste libre, adulé puis poussé à l’exil dans la société en crise à la fin du XIXe siècle et enfin
réhabilité dans le courant du XXe siècle.

Cette double dimension de l’engagement de Courbet, artistique et politique, s’illustre dans les deux œuvres du maître conservées au musée des Beaux-arts et de la Dentelle. Elles jouissent dans cette exposition d’une mise en perspective inédite grâce à leur réunion exceptionnelle avec le fonds de l’Institut Gustave Courbet : Gustave Courbet, Sous-bois, 48,5 x 65, Gustave Courbet, Bouquet, 22 x 29.

C’est à cet artiste épris de liberté rejetant les codes académiques et usant du scandale pour construire sa carrière, mais aussi au citoyen engagé qui paya durement le prix de ses convictions, faisant de son art un combat jusqu’à la fin de sa vie au bord du lac Léman, témoin de son exil, que l’exposition rend
hommage grâce aux prêts exceptionnels accordés par l’Institut Gustave Courbet, le musée d’Art et d’Histoire de Lisieux et le musée du Château de Flers.
L’exposition rassemble 80 œuvres et documents dont 23 tableaux du maître. Elle s’ouvre par une séquence introductive à vocation pédagogique, qui propose une sélection de gravures d’interprétation des plus grandes œuvres de Courbet comme L’Après-dînée à Ornans, L’Atelier du peintre ou Un Enterrement à Ornans. Cette entrée en matière, agrémentée de documents, objets personnels et photographies, offre au visiteur une immersion dans l’univers de Courbet, posant les bases de lecture du parcours.

L’exposition se poursuit par l’exploration de cette nature plurielle, à la fois intime et universelle, célébrée avec une intensité sans égale par Gustave Courbet, grâce à la présentation d’une vingtaine de paysages.
La sélection des œuvres s’attache particulièrement aux forêts, rivières et paysages de montagne, en écho aux paysages remarquables que l’on peut observer autour d’Alençon située en bordure des Alpes mancelles et de
la Suisse normande.
Cette séquence se prolonge dans le parcours permanent des collections par la mise en lumière de morceaux choisis afin de souligner les affinités esthétiques et humaines qui unissent l’artiste à certains de ses
contemporains, en particulier Eugène Boudin, Jules Dupré, François-Louis Français ou encore Emmanuel Lansyer. Des peintres régionaux ayant partagé avec Courbet une sensibilité commune à la nature sont également mis à l'honneur. Mary Renard, Paul Saïn, Georges Pioger et Georges Lacombe ont abondamment représenté les trésors des paysages
ornais que sont les bords de Sarthe et les massifs forestiers d'Écouves, de Perseigne et de Bellême. Ces rapprochements proposent au visiteur un éclairage renouvelé sur la peinture de paysage du XIXe siècle.
L’exposition se referme sur son engagement politique au moment de la Commune de Paris et son implication supposée dans la destruction de la colonne Vendôme, mais aussi son investissement dans la protection des
collections nationales et la réorganisation des musées en tant que président de la Commission des arts préposée à la conservation des musées nationaux et objets d’art et plus tard comme président de la Fédération des artistes.

Renseignements :

Gustave Courbet une nature engagée, du 7 Juillet 2026 au 3 Janvier 2027 au Musée des beaux-arts et de la dentelle Alençon

Les expositions temporaires - Musée des Beaux-arts et de la Dentelle

Réalisme animal, l’exposition estivale du musée départemental Gustave Courbet

Entre 1848 et 1914, le regard porté sur les animaux évolue profondément en France. Les animaux ne sont plus considérés comme de simples sujets décoratifs : ils deviennent des êtres à part entière, liés aux enjeux sociaux, politiques et culturels de leur époque.

L'art animalier s'inspire des peintres hollandais, notamment Paul Potter, qui privilégient l'observation directe de la nature. Cette approche influence des artistes comme Gustave Courbet et Jacques-Raymond Brascassat, qui placent la nature et les animaux au cœur de leurs œuvres.

Dans les années 1840, l'État utilise aussi l'art animalier pour promouvoir les progrès de l'agriculture et de l'élevage. Des artistes comme Rosa Bonheur célèbrent les animaux d'élevage et la modernisation du monde rural.

À partir du milieu du XIXᵉ siècle, une nouvelle sensibilité apparaît avec la création de la Société protectrice des animaux (SPA) et la loi Grammont. Les artistes représentent alors la souffrance animale afin de susciter la compassion et de défendre la cause animale.

Le débat sur les émotions et l'intelligence des animaux conduit également au développement de l'anthropomorphisme : les artistes donnent aux animaux des expressions humaines pour montrer leur proximité avec l'être humain.

Enfin, le naturalisme transforme la représentation des animaux. Les artistes les observent directement dans la nature ou au Muséum d'histoire naturelle afin de les peindre avec précision et réalisme, en respectant leur comportement et leur environnement.

Au travers de plus de 70 œuvres de nombreux artistes tels Rosa Bonheur, Gustave Courbet, Emmanuel Frémiet ou François Pompon, cette exposition présente ce que nous dit l’art animalier des relations sociales entre l’homme et l’animal au XIXe siècle et se veut révélatrice des grandes préoccupations sociales touchant l’animal dont certaines entrent en résonance avec celles de notre époque, et étonnent quant à leur actualité.

L’exposition bénéficie du soutien exceptionnel de l’établissement public du Musée d’Orsay.

Commissariat : Benjamin Foudral ; Thierry Laugée, Professeur d’Histoire de l’Art à l’Université de Nantes ; Olivier Vayron, Historien de l’Art

Renseignements :

Réalisme animal, du 27 juin au 08 novembre 2026 au Musée départemental Gustave Courbet Ornans

Réalisme animal – Musée Courbet

Il y a 50 ans…

Il y a 50 ans, Robert Fernier, Président de l’Association des Amis de Gustave Courbet (aujourd’hui Institut Gustave Courbet) et Pierre Beziau, Préfet de la Région Franche-Comté, Préfet du Doubs, signaient, le 15 avril 1976, l’acte de cession au département du Doubs du Musée Courbet, créé et inauguré en 1971 avec la donation des collections.

Entretien avec Hervé Novelli, ancien ministre et président de l’Institut Courbet.

Propos recueillis par Chantal Humbert

Que représentent pour vous les célébrations des 50 ans de la donation faite en 1976 : un anniversaire, un acte fondateur, un tournant ?
En fait, elles représentent les trois. L’anniversaire rend hommage à l’Association des Amis de Gustave Courbet, un groupe de passionnés ayant en commun leur admiration pour le grand artiste d’Ornans. Sous l’impulsion du peintre Robert Fernier, elle mobilisa avec persévérance, durant presque 35 ans, amateurs et mécènes pour acheter la maison au bord de la Loue et constituer un ensemble remarquable de tableaux, dessins et documents créant le musée Courbet. Puis, les membres de l’Association souhaitant inscrire le projet dans un temps
long, décidèrent de le vendre à l’État.

Un acte fondateur ?
Robert Fernier, président de l’Association, le fait avec le département du Doubs, à qui il céda les murs pour un franc symbolique et lui donna la collection estimée par les assurances à 2 728 460 euros. Cet acte fondateur
de 1976 assura au musée Courbet une pérennité puisque le département du Doubs, propriétaire du musée et des collections, avait la charge de l’entretien. L’année suivante Jean-Jacques Fernier accepta bénévolement
la charge de conservateur pour prolonger l’action de son père, l’Association des amis de Gustave Courbet ayant accepté la mission d’animer le lieu notamment en organisant chaque année une exposition estivale.
Enfin un tournant ?
Oui, la donation a été aussi un tournant bénéfique pour la ville natale de Courbet, aujourd’hui centre culturel et touristique incontournable de la vallée de la Loue. L’architecte internationalement reconnu Jean-Jacques Fernier dirigea le musée de 1977 à 2008 fédérant enthousiasme et initiatives. L’attractivité du musée grandissant, la vie culturelle s’est faite brillante à Ornans. On se souvient bien sûr de certains vernissages comme la
présentation inédite de l’Origine du monde en 1991.
Plusieurs expositions ouvrant à l’art du XXe siècle ont souligné des correspondances entre des peintres contemporains et l’œuvre de Courbet qui les avait inspirés (Buffet, Masson, Messagier, Rebeyrolle…).

Comment l’Association dut faire face à la réalité administrative et politique résultant de la décentralisation ?
En lien avec le département et ses présidents successifs, Jean-Jacques Fernier travailla en osmose avec les présidents de l’Association.
Devenue en 2000 l’Institut Gustave Courbet, il a poursuivi au musée des expositions de référence, organisé des animations très attendues comme la semaine des copistes et continué la quête d’acquisitions afin d’offrir aux visiteurs une approche plus large de l’art de Courbet comme le prévoyaient
ses statuts. En 2006, la médiation Bézard a réparti les patrimoines des œuvres acquises depuis 1976, celles propriétés du musée départemental Gustave Courbet et celles appartenant aux collections de l’Institut Gustave Courbet selon le principe qu’une œuvre ayant reçu un euro de subvention
publique appartenait à la collectivité. En 2008, un conservateur du patrimoine statutaire fut nommé et un partenariat différent se mit
en place, l’Institut poursuivant, avec et hors le musée, des opérations d’animation et des expositions issues de son patrimoine privé :
Barcelone, Saint-Domingue, Trouville…

Qu’en est-il du partenariat avec le Musée Courbet ?
Les deux établissements voisins à Ornans agissent tous deux pour la mémoire du peintre. Ainsi dès la ré-ouverture du musée, l’Institut reconnu en 2011 organisme d’intérêt général a travaillé en partenariat avec le Conseil départemental du Doubs. Sa présidente, Christine Bouquin, nous soutient fidèlement et chaleureusement. Une convention de partenariat culturel et scientifique lie nos deux institutions. Les journées des copistes organisées depuis 1991 deviennent un rendez vous annuel obligé pour tout amateur de
peinture désireux de se plonger au musée dans l’univers de Gustave Courbet. Des expositions sont aussi élaborées et menées régulièrement avec le pôle Courbet. Lors de l’hiver 2012, le musée a accueilli le patrimoine graphique
de l’Institut en présentant « Les Graveurs de Courbet ». Trois ans plus tard, place « au Retour de la Conférence, un tableau disparu ». Quant à la Ferme de Flagey, elle a servi d’écrin à « Acheter - Courbet » une exposition - dossier
dont l’Institut fut également co-commissaire (hiver 2023). On doit enfin mentionner « Devenir Courbet » la belle exposition initiée par l’Institut et présentée pendant l’hiver 2025 au musée d’Ornans


Et les priorités, les défis futurs de l’Institut Gustave Courbet ?
Nos priorités sont paradoxalement nos défis ! L’Institut souhaite s’adresser à un public de plus en plus large notamment grâce à notre site internet. En ce moment, nous poursuivons la numérisation des archives et de la documentation pour qu’elles soient ouvertes le plus possible aux historiens d’art et accessible en ligne. Notre ambition est, en étroite collaboration
avec le musée départemental et avec le soutien du Conseil départemental du Doubs, de faire rayonner l’Œuvre et la pensée de Gustave Courbet à l’échelle nationale et internationale.

Quels sont selon vous les principaux objectifs de l’Institut Gustave Courbet ?
Reprenant la mission de l’Association, ils sont de servir Courbet, sa mémoire et la compréhension de son œuvre. C’est ainsi que nous travaillons au sein d’un comité scientifique avec des chercheurs et historiens ; ils mettent en lumière des aspects méconnus de son parcours artistique. Nous concevons
et organisons plus que jamais des expositions,
à l’image de celle présentée au début de cette année à Hyères, à La Banque, musée des Cultures et du Paysage, et de celle qui se tiendra prochainement à Alençon, au musée des Beaux-Arts et de la Dentelle. En tant qu’ambassadeur de l’œuvre de Gustave Courbet, l’Institut s’associe également à la promotion du Département du Doubs et à sa politique de valorisation touristique et
d’attractivité du territoire. À ce titre, le logo du Département figure sur l’ensemble des supports de communication de nos expositions — affiches, dossiers de presse et catalogues. Nous publions des ouvrages de référence
et avons initié une collection Les Cahiers de l’Institut Gustave Courbet qui succède aux bulletins qu’avait créés dès 1947 l’Association des Amis de Gustave Courbet. Devenus de véritable espace de publications scientifiques,
ils permettent de faire émerger des découvertes inédites et de nourrir encore la réflexion autour de l’œuvre du peintre.

Et les priorités, les défis futurs de l’Institut Gustave Courbet ?
Nos priorités sont paradoxalement nos défis ! L’Institut souhaite s’adresser à un public de plus en plus large notamment grâce à notre site internet. En ce moment, nous poursuivons la numérisation des archives et de la documentation pour qu’elles soient ouvertes le plus possible aux historiens d’art et accessible en ligne.
Notre ambition est, en étroite collaboration avec le musée départemental et avec le soutien du Conseil départemental du Doubs, de faire rayonner l’Œuvre et la pensée de Gustave Courbet à l’échelle nationale et internationale.

Venons-en au Comité Courbet, singularité de l’Institut dans l’univers culturel national.
En effet, l’une des principales particularités de l’Institut Gustave Courbet est d’assurer sans cesse sa position d’expert internationalement reconnue de l’œuvre du peintre. Elle le fait aujourd’hui par le biais du Comité Courbet qu’anime depuis 2016 Sébastien Fernier, représentant de la 3e génération Fernier au service de la mémoire de l’artiste. Il s’appuie sur une base considérable de connaissance autour du peintre et de ses œuvres, sur un réseau solide auprès de chercheurs et d’historiens, de collectionneurs et de partenaires du monde de l’art.

Au final, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru depuis 1976 ?
En cinquante ans, l’histoire de l’Association, puis de l’Institut Gustave Courbet, jalonnée de chapitres parfois mouvementés, témoigne avant tout de la persévérance et du dévouement dont ont fait preuve des générations de passionnés voulant réhabiliter Courbet « en son pays ». Ces bénévoles motivés par des initiatives désintéressées ont ainsi entrepris un parcours extraordinaire pour créer un musée.
L’Institut Gustave Courbet tient à garder son autonomie, son agilité et son indépendance. Il s’agit là de son ADN ! Nous souhaitons à l’avenir poursuivre notre rôle de faire rayonner le peintre tant en France qu’à l’étranger aux côtés de fondations, de centres culturels et d’institutions officielles. Et en cela, nous sommes bien en phase avec Gustave Courbet
qui véhicula à travers sa peinture un esprit de liberté, d’audace et d’indépendance..